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Jonathan Clauss : Mon souhait serait de monter et continuer l'aventure avec l'Arminia Bielefeld

Le strasbourgeois Jonathan Clauss vit un rêve éveillé, en effet un des hommes forts de l'Arminia Bielefeld actuel premier du championnat de Bundesliga 2, se régale et profite de chaque instant sur les pelouses allemandes. Il faut savoir que le numéro 25 de Bielefeld avait déjà connu le championnat allemand, au SV Linx 1949 alors en sixième division, depuis JC 25 a franchi les étapes les unes après les autres avec une détermination sans faille et en croyant sans cesse en son étoile comme il le dit si bien. Il était quand même loin de s'imaginer qu'il passerait de la D6 allemande à jouer la montée en Bundesliga 2 aujourd'hui, en passant par une montée de N3 à N2, s'illustrant notamment contre Saint-Etienne en coupe de France et un certain Stéphane Ruffier, ou l'année suivantee avec Avranches en N1, ou il finira dans le onze type de national avec un but d'anthologie face à Laval, qui reste à ce jour l'un des plus beaux buts de la coupe de France et cet inoubliable quart de finale face aux stars du PSG à D'Ornano. La consécration viendra avec Quevilly-Rouen Métropole qui lui fera signer son 1er contrat professionnel, un rêve qui devient réalité et qui se poursuit aujourd'hui en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.


A.S : "Jonathan, peux-tu revenir sur ses six mois écoulés et nous donner ton ressenti?"


J.C : "Ce sont six mois tout simplement incroyable avec une seule défaite cruelle à 10 contre 11 contre Stuttgart à la dernière minute , un record de sept victoires d’affilées à l’extérieur (nouveau record de bundesliga 2), une première place à la trêve, deux buts, cinq passes décisives. Je crois qu’on pouvait pas rêver beaucoup mieux sur cette première partie de saison."


A.S : "Etre champion d'automne est une bonne chose mais cela ne vous met-il pas une pression supplémentaire pour la deuxième partie de championnat?"


J.C : "Evidemment que commencer la deuxième partie de saison en étant leader, c’est forcément une pression supplémentaire mais n'est-ce pas, là meilleure des pressions que l’on puisse avoir? Moi je crois que si (sourire)."


A.S : "Comment expliques-tu cette mi-saison presque parfaite?"


J.C : Je ne sais pas comment expliquer cette première partie de saison exceptionnelle... Enfin on a eu de la réussite parce qu’il en faut, beaucoup de travail, une énorme cohésion d’équipe, une force mentale incroyable qui a règne dans ce groupe et puis évidement énormément de qualités footballistiques."


A.S : "Si on t'avait dis il y a quelques années que tu serais dans l'équipe leader actuel du championnat de Bundesliga 2, tu aurais dis quoi?"


J.C : "Honnêtement il y à quelques années je n’y aurais pas cru une seule seconde... Je réalise la chance que j’ai et ça me donne encore plus envie de continuer à m’arracher pour aller chercher quelque chose d’incroyable en fin de saison."


A.S : "Entre nous, la montée doit-être dans un coin de ta tête?"


J.C: "La montée, on y pense tous! après! Il faut prendre ça comme un objectif parce qu’on ne peut plus se cacher en disant qu’on ne visera rien en fin de saison. Maintenant on sait que cela va être difficile mais à nous de travailler encore plus, prendre les matches les uns après les autres et on fera les comptes à la fin de saison."


A.S : "Quel défi serais-tu capable de réaliser en cas de montée en Bundesliga?"


J.C : "Je ne sais pas encore ce que je serais capable de faire en cas de montée mais il est possible qu’il se passe quelque chose (rire)."


A.S : "Ton contrat court jusqu'au 30 juin 2020, on te sait sollicité, quel serait ton souhait?"


J.C : "Mon souhait serait de monter en Bundesliga et de continuer l’aventure avec Bielefeld. Après entre les souhaits et la réalité il y a un monde alors je continue à travailler un maximum et seul Dieu sait ce que l’avenir nous et me réserve."


A.S : "Ton parcours est atypique mais peut-être source d'inspiration, quel message aimerais-tu faire passer aux plus jeunes footballeurs?"


J.C : "Mon parcours est tout sauf normal c’est clair mais c’est le parcours d’un garçon qui n’a jamais voulu lâcher le football parce qu’il savait au fond de lui qu’il y aurait eu un goût d’inachevé. J’ai pas fais semblant quand je me disais que j’y croyais au plus profond de moi, c’était la seule chose dont j’arrivais à être fier, c’était le seul endroit où j’étais autant heureux. J’ai travaillé dans des bureaux, à la poste, dans des entreprises de journaux, j’ai postulé dans une cinquantaine de boîte intérim parce que je me disais qu’il fallait peut être faire autre chose... j’ai fais des études, j’étais pas mauvais à l’école, et pourtant... J’ai jamais eu autant de plaisir que sur un terrain de football. J’avais ça en moi, il faut évidemment beaucoup de chance, être au bon endroit au bon moment comme beaucoup le disent mais il faut surtout être convaincu de ce que tu fais et pas le faire pour le faire parce qu’on t’a donné la possibilité de le faire. Aujourd’hui évidemment c’est plus facile de dire ça , j’ai eu la chance d’avoir des qualités peut être un peu plus élevées que d’autres mais là où j’en suis le plus fier c’est que j’ai réussi à exploiter ces qualités. C’était mon rêve et aujourd’hui je sais que les rêves, si vraiment on y croit, ils se réalisent."


A.S : "On a l'impression que cela fait des années que tu es à l'Arminia Bielefield alors que tu entames seulement ta 2ème saison, as-tu ce ressenti? Et parles-nous également de ce public qui t'a totalement adopté?"


J.C : "J’ai exactement ce même ressenti, j’ai l’impression d’y être depuis tellement longtemps et pourtant... Quand je suis arrivé je voyais cette complicité que les joueurs avaient avec les membres du staff, les dirigeants et tous ceux qui sont au club au quotidien avec nous. Je me disais "ça doit être dingue de pouvoir avoir autant de complicité comme ça avec ton staff" et aujourd’hui je le vie et c’est ce qui fait que je me sens autant à l’aise ici. Les gens sont simples, personne ne se prend pour quelqu’un d’autre, chacun sait où est sa place et puis je suis pas quelqu’un de compliqué non plus, je m’adapte assez rapidement, je suis assez ouvert et bon vivant.Notre public, quel public! Ce genre de public qui remplie un stade de 25 000 places, qui se lève et qui chante durant 90 minutes et qui te transcende quand tous ne se passe pas comme prévu sur le terrain. Un véritable douzième homme."


A.S : "Si tu pouvais faire trois vœux pour cette deuxième partie de saison quels seraient-ils?"


J.C : "Mes trois voeux seraient: une montée en Bundesliga , être encore plus décisif et surtout la santé parce que sans ça... tu ne peux rien faire."



A.S,

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